Karim

Karim est cool, Karim n’a rien à voir avec la pub, Karim est le patron d’un bar du douzième où je vais voir les matchs de foot. Ca fait un an que je l’enrichis de trois euros quarante (le prix d’un Coca ou d’une 1664) à chaque match de l’OL, du PSG, de ligue des Champions ou de l’équipe de France. Hier j’ai scellé notre amitié en lui offrant un paquet de petits carrés de chocolat d’une marque qui a un nom de département bourguignon que m’a grand-mère m’avait gentiment donnés, mais que je trouvais dégueus. Il a répliqué en m’offrant mon demi de 16. Là j’ai compris qu’il se passait quelque chose. Mais Karim en a marre du bruit (pompiers, police, ambulances) et de l’odeur de Paris, il veut s’installer ailleurs. Il pense à Deauville. Moi je pense à m’acheter une télé.

Je profite ce soir de ce qu’il est encore là pour aller de ce pas voir un Grèce-Suède des plus palpitants. Avant d’aller de ce pas voir un Grèce-Suède des plus palpitants, je me suis fait un tomates-avocats-crevettes en poussant le vice jusqu’à peler les tomates. 

À Boulogne j’ai passé le plus clair de mon temps à chercher des noms d’artistes qui font des statues avec des vieux boulons et du caca.

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