A 11h20, Lorraine terminait son demi-litre de soupe Liebig en bouteille, et je rentrai en point créa. Pour la première fois j’ai pu observer comment montait la tension entre commerciaux et créatifs, jusqu’à un ravageur “on se calme” de Nicolas à mon boss (tension à base de délais non respectés, de divergences d’opinions sur les axes créatifs et d’inégale répartition des tâches). A part ça, les créatifs sont toujours aussi créatifs.
J’ai passé l’après-midi à essayer de faire encaisser un chèque de l’agence à la FNAC sans que j’en sois le signataire, en deux allers-retours à la FNAC Boulogne, avec au milieu un passage par tous les services juridiques, comptables, ressources humaines de la boîte, avec, là encore, avis qui divergent, “ah mais moi j’ai pas le temps” et petites leçons de morale bien placées. Mon boss, décidément dans un grand jour, m’a d’ailleurs dispensé la sienne : “la leçon de tout ça c’est quoi alors?” “ah bah je sais pas… toujours appeler la FNAC avant d’y aller?” “anticiper, toujours anticiper. Et ça vaut dans tous les domaines.”
Et cette mauvaise journée n’est qu’un prélude à celle de demain. Mon patron m’en a prévenu, à l’aide d’un sympathique “de toute façon, ne prévois pas de déjeuner”. Heureusement, les Japonais ont réponse à tout.

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