la mauvaise journée

Elle n’a pas spécialement mal commencé. Au contraire. Permis de se lever plus tard, à la faveur d’un rendez-vous qui a lieu dans Paris et non à Boulogne. Matinée tranquille, le nez dans des archives, à respirer de la poussière. 

Déjeuner au McDo de Marcel Sembat, et rentabilisation du ticket restaurant sur lequel ils ne rendent pas la monnaie. 

Légère accélération en début d’après-midi, le directeur de création tape du poing sur son bureau (sur lequel est posé l’énorme volume rouge de Le monde comme volonté et comme représentation de Schopenhauer, marque-page inséré -à vue d’oeil- au niveau de la page 30) et nous charge, Fatiha et moi, de dire à notre patron d’aller se faire foutre. Ce qui fût fait.

Puis Fatiha part accompagner ses parents à Orly, il est 17 heures et il me reste une heure pour apprendre tout ce que l’agence compte d’opérationnel (ou presque), de l’apprendre à la stagiaire débarquée depuis trois semaine, à propos de qui le boss me demande “mais qu’est-ce qu’elle fout ?” alors qu’elle dort, d’être serein, de vérifier, d’anticiper. Une engueulade du patron plus tard, un colis finit bel et bien par partir à 18h20 en direction d’un client qui entre-temps aura quitté son bureau, laissant le coursier sans interlocuteur. Au moins, j’en aurais profité pour resserrer les liens avec Nico et Romain.

Mon boss me fait venir dans son bureau, ferme la porte, me laisse épancher mon acrimonie, “c’est pas pour ça que tu m’as pris à la base” et autres, laisse un temps et commence une métaphore qu’il a visiblement travaillé depuis quelque temps.

“Tu vois sur un navire, il y a celui qui est à la nave, c’est son boulot, c’est ce qu’il aime. Et puis un jour, ils ont besoin de lui pour faire telle chose, il le fait alors que c’est pas son métier, il réussit ou pas, mais au moins il sait le faire, il comprend les contraintes que connaissent ceux qui ne font que ça. Pour toi, c’est pareil”. 

OK?

 

(sans commentaire)

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2 Réponses vers «la mauvaise journée»

  1. Pubbup dit :

    Bon j’arrive Dimanche avec des Kölsch dans le sac, et je te fais oublier ton quotidien, c’est ça, ou un traitement sévère et direct sous la couette contre les hémoroïdes…
    Qui a dit que même quand il s’agissait d’avoir du bon temps, on avait forcément le choix ??

  2. Freddy Fredo dit :

    Thomas aussi avait la metaphore maritime…

    Tiens le coup frangin.

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