one more day

Je comprends seulement maintenant que tous les états par lesquels je suis passé sont savamment pensés à l’avance par mon patron. J’en suis à l’étape “mise à l’épreuve et résistance au stress”. Voir jusqu’où on peut me parler brusquement, jusqu’où on peut me demander des trucs pour des échéances courtes, etc, le tout dans un but pédagogique. Mon patron est un vrai meneur d’hommes et surtout, comme on est dans la pub, de femmes. Dans le métro, quand j’avais constaté que la plupart des gens de l’équipe était “top” il avait répondu “peut-être que j’y suis pas tout à fait pour rien”. 

Bref, je l’admire et le déteste un peu aussi parfois enfin pas tout le temps, mais des fois quand même je me dis “roh la la il fait chier”. Mais bon c’est un mec qui trente ans après a encore des valeurs et des idéaux, et donc je me dis “respect”, comme le magazine.

Le stress de l’après-midi s’est un peu effacé lorsque rue Rambuteau, même pas une heure après être sorti du bureau, j’ai vu quatre ou cinq jeunes danser la tecktonik, et regarder la précision de leur mouvement dans les vitres de la porte nord du forum des Halles. Je suis passé au moment où l’un d’entre eux s’apprêtait à montrer ses gestes spéciaux, il a vu que je regardais, il a soufflé plus fort comme pour montrer qu’il tenait bien compte de ce nouveau spectateur, et s’est lancé. Cadeau tombé du ciel juste avant un ciné avec Valentin, les pieds posés sur les tas de pop corn qui jonchent le sol.

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Une réponse vers «one more day»

  1. carseatparis dit :

    trop beau cette entrée. tiens bon santiago

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